Une brève étude de la causalité

Mes premiers feedbacks sur ces carnets indiquent que si le sujet plaît, la longueur ou le vocable de mes articles peut freiner. Je remercie mes premiers lecteurs pour ces conseils! N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos remarques!

Voici donc mon premier article dans un style que j’espère plus efficace. Il va donc être ici de la causalité, du déterminisme, et du principe de liberté. Je ne fais ici qu’expliquer, ces idées proviennent principalement de la deuxième antinomie de la raison dans la Critique de la raison pure, si le coeur vous en dit …

De temps à autres, on rencontre des personnes qui nous disent que le libre arbitre n’existe pas, que nous sommes entièrement déterminés par notre éducation, notre famille, notre classe sociale, nos gènes, et cetera… Dans la plupart des cas, leur raisonnement est de prendre un phénomène, et d’en chercher la cause. Mais cette cause est elle-même effet d’une autre cause, qui elle-même est effet, et ainsi de suite.

On obtient donc une chaîne infinie de causes et d’effets, qui constitue les fondements de leur déterminisme.

Penchons-nous sur cette chaîne infinie. Deux hypothèses s’offrent à nous :

  1. On la termine avec une cause première, ou une cause d’elle-même (on peut l’appeler ‘Dieu’ à l’occasion). Mais en posant une cause qui elle n’a pas elle-même de cause, on casse notre beau principe de causalité! On introduit un phénomène qui ne cadre pas avec la méthode. Bref, pour faire court, ça marche pas.
  2. On ne termine pas cette chaîne. Oui, mais dans ce cas là, toute explication est incomplète, et notre principe explicatif porte une tare intrinsèque. Et ça ne marche pas non plus.

(en épistémologie, on dira que de telles théories ne sont pas falsifiables.)
Ce qu’on montre ici, c’est qu’on atteint avec ce type de ‘raisonnements’ les limites de ce que la raison peut appréhender. Le principe de déterminisme, on ne peut pas le démontrer, ce n’est pas possible, c’est une idée qui n’est pas dans la sphère de la raison, à la limite peut-elle se trouver du côté de la croyance.

Et c’est pour cela que par défaut si je puis dire, on posera l’hypothèse de liberté.

3 réflexions au sujet de « Une brève étude de la causalité »

  1. J’ai encore pas pris le temps de lire, je pars en vacances. Mais j’ai une première remarque : met une image pour illustrer :p
    Ça donnera plus envie de lire 😀

    A Lundi

  2. Je me rappelle que tu m’avais expliqué ça dans le tram ! C’était intéressant 😀

    Ce qui serait cool ce serait que tu donnes des exemples de la vie courante 😀 et aussi un glossaire avec les définitions de certains mots à la fin de l’article ! Ce serait un vrai plus…

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