Le critère de Popper


Chers tous, aujourd’hui post de rentrée sur le critère de Popper!

L’objectif est de vous introduire en quelques mots au concept de ce critère, et de vous en montrer deux ou trois exemples d’utilisation.
Ce critère, formulé par Karl Popper dans les années 1930 est une méthode pour déterminer si une théorie peut être considérée comme scientifique, ou non. Commençons par un point de vocabulaire : une théorie est dite réfutable si on dispose des moyens de prouver qu’elle est fausse.
Exemple : je suppose que tous les vins produits dans la région de Saumur sont bons. Cette théorie est réfutable, car il suffit que l’on me présentât un vin de Saumur qui ne soit pas bon pour montrer que cette théorie est fausse.

Maintenant, en sciences, si on cherche la vérité, on ne prétend pas la détenir. Une théorie scientifique est considérée comme « vraie », tant que personne n’a montré qu’elle était fausse. Et c’est à cause de cela qu’on peut se servir du critère de Popper afin de déterminer si une théorie est scientifique ou non.

Applications!
L’application que je vous propose fera certainement bondir certains d’entre vous, mais c’est une des plus connues. Elle consiste à montrer que la psychologie n’est pas une science (au sens de la réfutabilité).
En effet, la psychologie repose sur l’existence de l’inconscient. Supposons maintenant que je joue l’empêcheur de tourner en rond, et que je me demande si l’inconscient existe bien.
Il y a deux issues possibles :
– j’accepte que l’inconscient existe, fin de la question.
– ou non, j’ai encore des doutes. Mais l’inconscient par essence est inconscient (si si, j’vous jure). Et je ne peux donc pas en être conscient. Donc je n’aurai jamais à ma disposition les moyens de prouver qu’il n’existe pas, car jamais je ne pourrai être conscient de son existence.

Ce critère me paraît à titre personnel très pratique, car il permet de détecter des pièges de la raison. Du genre : « tu mens! » « non! », car soit j’avoue, soit je persiste, et dans tous les cas je suis coupable; ou la théorie du complot qui par essence doit être caché. Si je dis que le complot n’existe pas, soit je suis de bonne foi et c’est qu’il est bien caché, soit c’est que je suis dedans (gnark gnark gnark), et en aucun cas je ne peux montrer qu’il n’existe pas…

Voilà, c’est tout, pour le moment!

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3 réflexions au sujet de « Le critère de Popper »

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