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	<title>Les carnets d&#039;André</title>
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	<description>Réflexions...</description>
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		<title>Lettre ouverte à MM. Le Guen, Montebourg, et Todd</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 15:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de position]]></category>

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		<description><![CDATA[MM. Le Guen, Montebourg, Todd, &#160; Je vous écris suite aux propos que vous avez tenu au début de ce mois, à propos de l&#8217;Allemagne. Respectivement, vous avez comparé M. Sarkozy à &#171;&#160;Dalladier à Munich&#160;&#187;, avez parlé d&#8217;une &#171;&#160;politique à la Bismarck&#160;&#187;, voire de &#171;&#160;l&#8217;ivresse de puissance&#160;&#187;. En tant qu&#8217;européen d&#8217;idées et de faits, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-278" title="flags" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2011/12/flags.jpg" alt="" width="622" height="201" /></p>
<p>MM. Le Guen, Montebourg, Todd,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous écris suite aux propos que vous avez tenu au début de ce mois, à propos de l&#8217;Allemagne. Respectivement, vous avez comparé M. Sarkozy à &laquo;&nbsp;Dalladier à Munich&nbsp;&raquo;, avez parlé d&#8217;une &laquo;&nbsp;politique à la Bismarck&nbsp;&raquo;, voire de &laquo;&nbsp;l&#8217;ivresse de puissance&nbsp;&raquo;. En tant qu&#8217;européen d&#8217;idées et de faits, et en tant qu&#8217;humaniste, vous me forcez à sortir de ma réserve.</p>
<p>Si vous cherchez à me cartographier d&#8217;un point de vue politique, effectivement je suis un sympathisant UMP. Mais messieurs, cela n&#8217;est pas pertinent ici. J&#8217;ai une haute idée de la chose politique. C&#8217;est pour moi par là que passe le progrès, et par là que beaucoup de possibles sont créés. Et messieurs je me réjouis de pouvoir vous écouter. Certes nous ne sommes pas d&#8217;accord sur beaucoup de choses, mais je ne prétends pas détenir la vérité universelle. Comme le disait St-Exupéry, &laquo;&nbsp;si tu diffères de moi, loin de me léser, mon frère, tu m&#8217;enrichis&nbsp;&raquo;. La politique commence par un échange d&#8217;idées. Vous me direz que je suis idéaliste &#8211; en vérité je le revendique.</p>
<p>Mais messieurs par vos propos vous êtes allés trop loin. Peut-être vos mots ont-ils dépassé vos pensées, peut-être était-ce réfléchis. Je ne vais pas chercher à faire des suppositions sur ce point. Au niveau auquel vous évoluez, et vue l&#8217;audience à laquelle vous avez accès, quelles qu&#8217;en soient les causes, de tels mots ne sont pas acceptables. Pourquoi?</p>
<p>Messieurs, si je regarde l&#8217;histoire de ces 150 dernières années, je vois que la France et l&#8217;Allemagne ont été en guerre trois fois. Je vois que ceci a détruit notre continent trois fois. Et que certaines des pires atrocités qu&#8217;a connu l&#8217;humanité ont trouvé leur origine dans ces conflits. A la fin des guerres de 70 et 14, les germes de la suivante existaient dans le ressentiment résiduel.<br />
Les relations que nous entretenons avec l&#8217;Allemagne depuis la fin de la Guerre sont quelque chose que nous devons chérir par dessus tout. Le temps passant, la reconstruction se faisant, nous avons laissé ce ressentiment de côté. Mais messieurs, on ne met pas fin à un cycle plusieurs fois centenaire en 60 ans, et la paix n&#8217;est pas automatique.</p>
<p>Messieurs, je dois aussi vous dire que je suis un métis. Je suis en partie d&#8217;origine allemande, en partie d&#8217;origine française. Aussi la xénophobie anti-allemande, j&#8217;ai à ma disposition de nombreuses histoires de famille pour l&#8217;illustrer. Actuellement, le métissage n&#8217;est plus une tare. S&#8217;il vous plaît, ne faîtes pas en sorte que par des propos visant à exciter les esprit, vous ne défaisiez de progrès.</p>
<p>Messieurs, s&#8217;il y a une constante dans les crises passées, c&#8217;est que pour ne pas s&#8217;en sortir il faut se désunir. Les temps nous mettent face à une adversité avec peu de précédents. Soyons tous à la hauteur de ces épreuves. Pas en cherchant à être d&#8217;accord sur tout, mais en faisant de la politique avec respect, maîtrise, et en regardant l&#8217;avenir.</p>
<p>Messieurs, j&#8217;en ai fini avec cette lettre. Demain vous figurerez toujours dans les personnes écoutées de ce pays, et je serai toujours dans la majorité silencieuse. Mais si d&#8217;aventure vous passiez ici, et si vous lisiez ceci, j&#8217;espère que vous réaliserez à quel point ce type de sorties n&#8217;est pas acceptable.</p>
<p>Dans le cas contraire, et parce que je serai fidèle à mes idéaux humanistes, vous trouverez en moi un farouche opposant.</p>
<p>Sincères salutations,<br />
André Rudolf Benoit</p>
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		<title>Homme vs. Animal, selon Rousseau</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 21:05:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les deux distinctions entre l&#8217;homme et l&#8217;animal selon Rousseau. Mais pourquoi, pourquoi est-il si important de savoir quelle est la différence entre l&#8217;homme et l&#8217;animal? 1/ C&#8217;est évident. 2/ En quoi est-ce important? 3/ A part couper les cheveux en quatre, ça apporte quoi concrètement? Voilà ce que je pensais quand j&#8217;étais jeune et innocent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-238" title="liberty" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2011/02/liberty.jpg" alt="" width="620" height="200" /></p>
<p>Les deux distinctions entre l&#8217;homme et l&#8217;animal selon Rousseau.<br />
Mais pourquoi, pourquoi est-il si important de savoir quelle est la différence entre l&#8217;homme et l&#8217;animal?<br />
1/ C&#8217;est évident.<br />
2/ En quoi est-ce important?<br />
3/ A part couper les cheveux en quatre, ça apporte quoi concrètement?</p>
<p>Voilà ce que je pensais quand j&#8217;étais jeune et innocent — j&#8217;entends par là en terminale&#8230;Alors prenons les choses dans l&#8217;ordre, commençons par le deuxième point. L&#8217;idée fondamentale, c&#8217;est que la philosophie propose une vision du monde. Et cette vision, il faut bien la baser sur quelque chose. A l&#8217;époque de la Grèce Antique, tout va bien, le monde est harmonieux, donc on va tout baser sur l&#8217;ordre du monde. Après vient l&#8217;époque du christianisme : D.ieu est parfait, il est tout, le début et la fin, est membre du Rotary, et a une carte Visa Premier. Donc on a basé la vision du monde là dessus. Puis vint le XVIe siècle. Et là, on commence à se poser quelques questions sur la nature, et l&#8217;existence de D.ieu (la révolution copernicienne, la fin de l&#8217;argument ontologique et tout ça). Très bien. Mais cela ne nous dit pas sur quoi on va fonder notre vision du monde. L&#8217;idée qui va émerger, avec des gens comme Descartes et les suivants, est de fonder la vision du monde non plus sur un &laquo;&nbsp;Grand Horloger&nbsp;&raquo;, <strong>mais sur l&#8217;Homme</strong>, sur nous. A priori une chose dont on est au moins sûr de l&#8217;existence.<br />
Ce qui nous amène directement à la première question. C&#8217;est quoi un Homme? Ou plutôt quelle est la différence avec l&#8217;animal? Parce que nos 30 millions d&#8217;amis pensent, réfléchissent, éprouvent des sentiments — ok le vocabulaire n&#8217;est peut-être pas le plus approprié, mais vous m&#8217;accorderez cette imprécision sémantique. Le fait est que la réponse à cette question n&#8217;est pas simple, et a beaucoup tracassé nos amis philosophes lumineux.<br />
Vient à présent le moment d&#8217;introduire les deux distinctions que fait Jean-Jacques, dans son Discours sur l&#8217;origine et les fondements de l&#8217;inégalité parmi les hommes.</p>
<p><strong>1ere distinction</strong></p>
<blockquote><p>cette différence que la Nature seule fait tout dans les opérations de la bête, au lieu que l&#8217;Homme concourt aux siennes, en qualité d&#8217;agent libre.</p></blockquote>
<p>L&#8217;idée de Jean-Jacques est que l&#8217;animal a comme un programme interne, l&#8217;instinct, duquel il reste prisonnier. L&#8217;homme a ce même instinct, mais a la liberté, peut faire le choix d&#8217;aller contre. Et Rousseau note, que quand il serait avantageux pour l&#8217;animal de s&#8217;écarter de son instinct, l&#8217;Homme le fait souvent à tort. L&#8217;exemple qu&#8217;il prend est par exemple qu&#8217;un pigeon, qui ne mange que du grain, pourrait mourir de faim, quand bien même il aurait un steak tartare à côté de lui. Cependant Jean-Jacques n&#8217;a pas l&#8217;air complètement sûr de lui à l&#8217;issue de cet argument, en sent le besoin d&#8217;enfoncer le clou, de manière beaucoup plus radicale.</p>
<p><strong>2e distinction</strong></p>
<blockquote><p>Mais, quand les difficultés qui environnent toutes ces questions <em>[cf. 1er argument]</em>, laisseraient quelque lieu de disputer sur cette différence de l&#8217;homme et de l&#8217;animal, il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue, et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation, c&#8217;est la faculté de se perfectionner [...] et réside parmi nous tant dans l&#8217;espèce que dans l&#8217;individu</p></blockquote>
<p>Et pour ne pas manquer quoi que ce soit de ce brave Jean-Jacques, il se demande quelques lignes plus loin pourquoi l&#8217;Homme est le seul être susceptible de devenir imbécile&#8230;L&#8217;idée sous-jacente est toujours la liberté dont l&#8217;homme dispose vis-à-vis de lui-même, ici pour évoluer. J&#8217;ai à l&#8217;esprit les documentaires qu&#8217;on peut parfois voir en cas d&#8217;insomnie profonde, sur TF1 vers 4h, où l&#8217;on voit ces tortues de mer qui, à peine sortie de l&#8217;œuf, savent qu&#8217;il faut aller vers la mer, qui n&#8217;ont pas besoin de Google Maps pour la trouver — vous voyez le tableau&#8230; Elles sont déjà à la naissance tout ce qu&#8217;elles seront au cours de leur vie. Pareil pour un chat, qui après un temps assez bref est ce qu&#8217;il sera pour toute son existence. Par contre, l&#8217;Homme, lui naît sans même savoir marcher. Il lui faut pas loin de 25 ans, soit certainement plus d&#8217;un quart de sa vie, pour être autonome. Et ce n&#8217;est pas pour cela que son évolution s&#8217;arrêtera là. Car s&#8217;il peut tendre vers plus de sagesse, comme le remarque Jean-Jacques, il n&#8217;est effectivement pas exclu qu&#8217;il tende vers plus d&#8217;idiotie. Mais Rousseau remarque que cette &laquo;&nbsp;perfectibilité&nbsp;&raquo; peut aussi se retrouver dans l&#8217;espèce tout entière. Pour reprendre l&#8217;exemple de Luc Ferry, si on prend une termitière à l&#8217;époque des dinosaures, et aujourd&#8217;hui, c&#8217;est la même chose. Alors que, même si tout n&#8217;est pas rose, nos sociétés humaines ont quand même fait d&#8217;énorme progrès depuis l&#8217;avènement de notre espèce!</p>
<p>Pour conclure, je vous propose d&#8217;aborder la 3e question : quelle finalité ?<br />
En deux mots, comme je vous l&#8217;ai expliqué plus haut, connaître ces distinctions permet de jeter ce qui sera les bases de l&#8217;humanisme, la vision philosophique qui part de l&#8217;humain. Ce sont ces distinctions qui vont permettre (entre autres) à Kant de créer sa morale (des impératifs catégoriques), ou à d&#8217;autres de remettre au goût du jour, peu de temps après, un système politique — vous en conviendrez assez étrange — la démocratie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Statue_of_Liberty_from_base.jpeg" target="_blank">Crédits photographiques ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>A propos de la psychanalyse</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 22:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prise de position]]></category>
		<category><![CDATA[Vie du blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers tous, Suite à mon dernier article sur le critère de Popper, on m&#8217;a parlé à plusieurs reprises de l&#8217;exemple que je donne à propos de la psychanalyse, et on m&#8217;a demandé à plusieurs reprises d&#8217;être plus explicite dans mon avis. Ce sera l&#8217;objet de ce court article. Attention, il s&#8217;agit de mon avis, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/11/sssnake.jpg" alt="" title="sssnake" width="620" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-223" /></p>
<p>Chers tous,</p>
<p>Suite à mon dernier article sur le critère de Popper, on m&#8217;a parlé à plusieurs reprises de l&#8217;exemple que je donne à propos de la psychanalyse, et on m&#8217;a demandé à plusieurs reprises d&#8217;être plus explicite dans mon avis.<br />
Ce sera l&#8217;objet de ce court article. Attention, il s&#8217;agit de mon avis, dont je n&#8217;ai nullement la prétention de dire qu&#8217;il correspond à une Vérité.</p>
<p>(Avant toute chose, pour comprendre ce que je m&#8217;apprête à dire, je considère que vous avez lu mon propos concernant le <a href="http://carnets.andrebenoit.com/le-critere-de-popper">critère de Popper</a>.)</p>
<p>Un point sur lequel je ne transige pas est que je ne considère pas la psychanalyse comme une science. Le critère de Popper n&#8217;est pas qu&#8217;un simple jeu de l&#8217;esprit, il permet de détecter des pièges de la raison.<br />
En plus de cela, la psychanalyse me dérange en ce qu&#8217;elle prétend tout expliquer. Le sujet est déterminé par son enfance, son milieu, sa famille, son histoire personnelle. La ligne est très fine, qui délimite cette pensée d&#8217;un déterminisme absolu. (A ce jeu on pourrait essayer de trouver les raisons qui font que j&#8217;écris cet article!) Pour ceux qui veulent s&#8217;amuser, il me semble que Kant traite du problème dans la troisième antinomie de la raison, dans la Critique de la raison pure. Personnellement, je suis du côté du libre-arbitre.</p>
<p>Cependant, j&#8217;essaie de ne pas être plus obtus que nécessaire, et je constate bien que la psychanalyse aide des personnes, et présente des concepts intéressants. (Preuve de l&#8217;intérêt que j&#8217;y porte, j&#8217;en lis l&#8217;Introduction.)</p>
<p>Mon avis, est qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un outil, et en aucun cas d&#8217;une science, qui, lorsqu&#8217;il est utilisé avec précautions et savoir-faire, peut-être utile.<br />
<br/><br/></p>
<p>Par ailleurs, et du moment que je vous ai sous la main, j&#8217;ai bien compris que ce blog n&#8217;est pas très actif actuellement&#8230; et je vous présente mes excuses pour cela!<br />
Sachez cependant que je travaille à sa continuation, pour présenter des articles qui valent la peine d&#8217;être lus. Les outils Google Analytics montrent que les articles qui marchent le mieux sont ceux où j&#8217;essaie d&#8217;expliquer des idées assez techniques au premier abord. Or ceci nécessite un certain temps&#8230; Mais bon, je suis en pleine brasse <em>coulée</em> dans les Critiques de Kant, donc je devrais pouvoir recommencer à écrire des articles utiles (pas comme celui la..) d&#8217;ici peu!</p>
<p>La bise à tous (à toutes surtout)</p>
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		<title>Le critère de Popper</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Sep 2010 11:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers tous, aujourd&#8217;hui post de rentrée sur le critère de Popper! L&#8217;objectif est de vous introduire en quelques mots au concept de ce critère, et de vous en montrer deux ou trois exemples d&#8217;utilisation. Ce critère, formulé par Karl Popper dans les années 1930 est une méthode pour déterminer si une théorie peut être considérée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-213" title="FlammarionWoodcut_web" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/09/FlammarionWoodcut_web.jpg" alt="" width="620" height="200" /><br />
Chers tous, aujourd&#8217;hui post de rentrée sur le critère de Popper!</p>
<p>L&#8217;objectif est de vous introduire en quelques mots au concept de ce critère, et de vous en montrer deux ou trois exemples d&#8217;utilisation.<br />
Ce critère, formulé par Karl Popper dans les années 1930 est une méthode pour déterminer si une théorie peut être considérée comme scientifique, ou non. Commençons par un point de vocabulaire : une théorie est dite <strong>réfutable </strong>si on dispose des moyens de prouver qu&#8217;elle est fausse.<br />
Exemple : je suppose que tous les vins produits dans la région de Saumur sont bons. Cette théorie est réfutable, car il suffit que l&#8217;on me présentât un vin de Saumur qui ne soit pas bon pour montrer que cette théorie est fausse.</p>
<p>Maintenant, en sciences, si on cherche la vérité, on ne prétend pas la détenir. <strong>Une théorie scientifique est considérée comme &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo;, tant que personne n&#8217;a montré qu&#8217;elle était fausse.</strong> Et c&#8217;est à cause de cela qu&#8217;on peut se servir du critère de Popper afin de déterminer si une théorie est scientifique ou non.</p>
<p>Applications!<br />
L&#8217;application que je vous propose fera certainement bondir certains d&#8217;entre vous, mais c&#8217;est une des plus connues. Elle consiste à montrer que la psychologie n&#8217;est pas une science (au sens de la réfutabilité).<br />
En effet, la psychologie repose sur l&#8217;existence de l&#8217;inconscient. Supposons maintenant que je joue l&#8217;empêcheur de tourner en rond, et que je me demande si l&#8217;inconscient existe bien.<br />
Il y a deux issues possibles :<br />
- j&#8217;accepte que l&#8217;inconscient existe, fin de la question.<br />
- ou non, j&#8217;ai encore des doutes. Mais l&#8217;inconscient par essence est inconscient (si si, j&#8217;vous jure). Et je ne peux donc pas en être conscient. Donc je n&#8217;aurai jamais à ma disposition les moyens de prouver qu&#8217;il n&#8217;existe pas, car jamais je ne pourrai être conscient de son existence.</p>
<p>Ce critère me paraît à titre personnel très pratique, car il permet de détecter des pièges de la raison. Du genre : &laquo;&nbsp;tu mens!&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;non!&nbsp;&raquo;, car soit j&#8217;avoue, soit je persiste, et dans tous les cas je suis coupable; ou la théorie du complot qui par essence doit être caché. Si je dis que le complot n&#8217;existe pas, soit je suis de bonne foi et c&#8217;est qu&#8217;il est bien caché, soit c&#8217;est que je suis dedans (gnark gnark gnark), et en aucun cas je ne peux montrer qu&#8217;il n&#8217;existe pas&#8230;</p>
<p>Voilà, c&#8217;est tout, pour le moment!<br />
<br/><br/><br />
<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:FlammarionWoodcut.jpg" target="_self">Illustration</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Concours Rotary/CGE &#8211; Du fondement d&#8217;une éthique professionnelle</title>
		<link>http://carnets.andrebenoit.com/concours-rotarycge-du-fondement-dune-ethique-professionnelle</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 21:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prise de position]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai récemment participé au concours d&#8217;éthique professionnelle organisé par le Rotary et la CGE. Voici l&#8217;essai qui m&#8217;a permis de remporter la troisième place dans le district de Grenoble. Vous pouvez me contacter par mail à andre @ andrebenoit.com si vous souhaitez en obtenir une version imprimable. Du fondement d&#8217;une &#233;thique professionnelle by Andr&#233; BENOIT [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/06/Cadet_Honor_Plaze.jpg" alt="" title="Cadet_Honor_Plaze" width="620" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-200" /></p>
<p>J&#8217;ai récemment participé au concours d&#8217;éthique professionnelle organisé par le Rotary et la CGE. Voici l&#8217;essai qui m&#8217;a permis de remporter la troisième place dans le district de Grenoble.<br />
<br/><br />
Vous pouvez me contacter par mail à andre @ andrebenoit.com si vous souhaitez en obtenir une version imprimable.</p>
<p><a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/"><img alt="Creative Commons License" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-sa/2.0/fr/88x31.png" /></a><br /><span xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" href="http://purl.org/dc/dcmitype/Text" property="dc:title" rel="dc:type">Du fondement d&#8217;une &#233;thique professionnelle</span> by <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="http://carnets.andrebenoit.com/" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL">Andr&#233; BENOIT</a> est mis &#224; disposition selon les termes de la <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/">licence Creative Commons Paternit&#233;-Pas d&#8217;Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales &#224; l&#8217;Identique 2.0 France</a>.<br />
<br/><br />
Voici l&#8217;intégralité de l&#8217;essai.</p>
<p><br/></p>
<p><strong>Références</strong><br />
Critique de la raison pratique, Emmanuel KANT<br />
Philosophie du temps présent, Luc FERRY<br />
philosophie portant sur le monde de la technique vue par Martin HEIDEGGER<br />
Conférence : Le capitalisme est-il moral?, André COMTE-SPONVILLE<br />
Evangile selon Matthieu, 25, 14-30, «parabole des talents»<br />
Critère des quatre questions du Rotary International<br />
<br/><br/></p>
<p><strong>Préambule</strong></p>
<p>	Avant d’introduire mon propos, je souhaite vous dire quelques mots sur la philosophie, qui sera mon outil principal ici. La philosophie, ce n’est pas l’art de couper les cheveux en quatre sur une série de notions. Elle a une portée beaucoup plus pratique. C’est étudier le monde dans lequel on vit (théorie), ce qu’il est bon d’y faire (éthique), et dans beaucoup de systèmes apparaît une dimension ultime, la question de la vie bonne, du sens de la vie. Pour moi, et c’est la raison de cet avant-propos, philosopher, c’est penser en ayant la tête dans les étoiles et les pieds sur terre.<br />
	Parlons à présent du domaine qui nous occupe aujourd’hui, l’éthique professionnelle. C’est un sujet de plus en plus fréquent dans les médias, dans les conversations. Je pense qu’on doit pouvoir faire remonter la discipline à la première révolution industrielle dans ses premières formes, mais c’est surtout dans ces dernières dizaines d’années que ce sujet a pris toute son importance. Et encore plus depuis la crise des subprimes, où beaucoup de questions éthiques se posent concernant l’industrie de la finance, et par ramification et propagation, dans tous les autres secteurs.<br />
	De manière très terre à terre, on ne peut que constater l’attente qui existe dans ce domaine. Mais quelque chose que j’ai vu — ou plutôt que je n’ai pas vu — m’a intrigué et a orienté le choix de mon sujet ici. Dans tous les articles que j’ai pu lire à ce propos, la littérature que j’ai trouvée, les reportages que j’ai regardés, la question est toujours proche de quelle éthique choisir. On cherche à fonder (ou découvrir) une éthique en s’intéressant soit à sa finalité (son utilité), soit en en constatant le manque. Ce qui me frappe, c’est de ne pas avoir trouvé d’étude sur la possibilité même de fonder une éthique professionnelle. Pour parler en termes mathématiques, je n’ai pas vu de preuve de l’existence. C’est donc ce que je me propose de faire ici, étudier la possibilité du fondement d’une éthique professionnelle, voir si cette quête n’est pas vaine.<br />
	Que cela ne vous inquiète pas non plus, je vous annonce dès à présent (tant pis pour le suspens!) que je vais tenter de montrer le bien-fondé d’une telle éthique. Mais comme je l’ai dit en préambule, pour moi la philosophie est une discipline expérimentale, et je proposerai donc une ébauche tout au plus, ou au moins des pistes pour une telle éthique. Voilà donc l’essence de ce que sera ce propos.<br />
	D’abord, nous allons faire le point sur ce qui existe, un state of the art. Ici encore, je vous annonce d’entrée de jeu qu’il y aura là beaucoup de déconstruction. Ensuite, et ce sera le coeur du propos, je vais tenter de mettre en lumière le bien-fondé (c’est à dire la possibilité d’existence) d’une éthique professionnelle. Enfin, pour voir en pratique à quoi tout cela mène, je proposerai une ébauche de cette éthique.<br />
	Deux points encore avant que nous ne commencions. Comme présenté dans la bibliographie, je ferai référence à la pensée de Heidegger. Connaissant son implication dans le nazisme, il est bon d’écarter toute possibilité de mal-entendu. Sa pensée sur l’oubli de l’étant est fulgurante, précise, innovante. Mais il a fait le pire choix d’utilisation possible de sa pensée, en s’impliquant avec conviction dans le national-socialisme. Ici il sera donc question d’éléments de la pensée, détachés des choix qu’il a fait par la suite dans sa vie.<br />
	Dernier point avant de commencer. Tout mon propos constituera en une grande prise de position. Je vais donc tenter de construire un raisonnement et de vous convaincre de sa pertinence par mes arguments. Mais sachez que même si ma plume s’emporte, je fais ceci avec toute l’humilité qui s’impose à un étudiant lorsqu’il parle du monde professionnel.</p>
<p><strong>Ethique professionnelle et esprit du temps présent<br />
</strong><br />
	L’éthique professionnelle est un thème que l’on retrouve ouvertement ou en filigrane dans beaucoup de sujets ces dernières dizaines d’années. Mais la crise des subprimes marque une rupture. On veut «refonder le capitalisme», introduire «de la morale dans les affaires». Les pratiques des marchés financiers sont la cible de beaucoup de questions. Par propagation, on s’interroge aussi chez les constructeurs automobiles, chez les opérateurs téléphoniques (plus durement). La question de l’éthique professionnelle est sur le devant de la scène, en partant de l’industrie de la finance. Cela ne me surprend pas. Nous vivons dans le monde de la technique décrit par Heidegger. Nous avons déconstruit les valeurs morales, l’idée même de morale. Il n’y a pas de projet de civilisation, nous avançons par augmentation des moyens. Lors de la première révolution industrielle, le progrès cherchait à libérer l’Homme des contraintes et visait à la recherche d’un bonheur universel. Maintenant, il n’y a plus de «progrès», les techniques s’améliorent en quelque sorte pour elles-mêmes, la «direction» de cela étant finalement juste une augmentation de puissance. Ceci se voit très bien dans les marchés financiers, qui ne poursuivent pas de but, si ce n’est l’augmentation de leur propre efficacité. Avançant dans un tel contexte que l’on qualifiera de déconstruit, il n’est pas surprenant que ce secteur soit à l’origine de beaucoup d’interrogations morales.</p>
<p>	Dans cet esprit du temps présent, une autre idée m’interpelle : les entreprises devraient être morales. Et pourquoi pas, aux yeux de la loi ce sont bien des personnes morales ! A mon avis, il s’agit là d’une manière d’éluder la question, de se décharger de sa responsabilité, et je vais vous dire pourquoi. La capacité à avoir un comportement moral est le propre de l’homme. Seul l’homme possède un degré de conscience tel qu’il puisse prendre du recul sur lui-même, au point d’aller contre sa tendance, et agir de manière désintéressée. Les critères moraux n’ont de sens qu’appliqués à l’homme. Quand un chat tue une souris, commet-il une faute morale? Non, cette question n’a pas de sens, le chat n’appartient pas à la sphère morale. L’entreprise en tant qu’entité n’a pas non plus cette conscience, et est mue par nécessité compétitive. Certes on voit du commerce «éthiquable» (sic), du marketing éthique, mais je doute que ce comportement soit désintéressé. Aussi, et comme le montre André Comte-Sponville, l’entreprise (au sens capitaliste) n’appartient pas à la sphère morale. Et il est vain de vouloir moraliser le comportement de l’entité entreprise, cette assertion n’a juste pas de sens.</p>
<p>	Ces deux premiers points, le constat d’un manque, et une tentative d’ébauche (même intrinsèquement vouée à l’échec) mettent en exergue la quête d’une éthique professionnelle. Nous avons déconstruit la morale, et vivons presque dans une société par delà le bien et le mal, c’est-à-dire en pratique une société où la puissance (i.e. les moyens) se cherche pour elle-même. Mais finalement cette tendance montre que la société, les hommes cherchent malgré tout un ‘code’ moral&#8230; Par ailleurs il me semble utile de noter un dernier point, avant de passer à des considérations plus fondamentales. Le travail, en tant que tel, est déjà une activité moralement valorisante! Dans la Bible, on pensera à la parabole des talents, où les deux ouvriers ayant travaillé, quelles que soient leurs positions, sont récompensés également. On retrouve ce principe dans la philosophie humaniste. Pensez par exemple, dans l’école républicaine, très emprunte de ce courant, à l’appréciation «peut mieux faire». </p>
<p>	Notre vie professionnelle prendra une large part de notre vie. Il va donc falloir traiter cette question à bras le corps, ne pas l’éluder. «L’état de l’art» est fait, nous avons maintenant un sens du contexte. Passons à présent aux fondements de l’éthique professionnelle.</p>
<p><strong>Fondement d’une éthique professionnelle<br />
</strong><br />
	De manière générale qu’est-ce que l’éthique? En première approche, c’est une discipline où on cherche à distinguer ce qui est bien, de ce qui est mal. Certes. Mais c’est répondre un peu vite à la question. Dans les grands systèmes philosophiques, l’éthique se définit toujours comme une correspondance à une théorie. On commence par établir une théorie, qui consiste à établir une vision du monde, une manière de l’appréhender. Puis vient l’éthique, où le bien correspond à l’accord avec cette théorie. Je vais prendre deux exemples, le stoïcisme et l’humanisme. La théorie (majoritaire) grecque est de voir dans le monde un ordre. Le monde comporte intrinsèquement un ordre. Ce qui est bien et juste est donc de trouver sa place dans le monde et de s’y tenir. Cela justifie d’ailleurs la conception aristocratique de la société grecque, ou le fait qu’Ulysse passe dix ans de sa vie à essayer de rentrer chez lui. L’humanisme établit toute sa théorie à partir de l’humain, de l’universalité de ses concepts, et du principe de liberté. Ainsi, comme le dit l’adage, «ma liberté s’arrête là où commence celle de l’Autre», car oui, si on ne le fait pas, on porte atteinte à l’universalité de la liberté, et donc à l’humanité. Je le dis ici rapidement pour me faire comprendre, mais ce qu’il faut retenir de ce point est que l’éthique se pense comme correspondance à une théorie.</p>
<p>	Il nous faut maintenant prendre le temps de définir sérieusement ce qu’on entend par éthique professionnelle. Je ne vous propose ce point que maintenant, car je voulais avoir défini l’éthique-correspondance. Comme vu dans la première partie, il existe une nette volonté d’avoir une éthique dans le monde de l’entreprise. Et nous avons vu aussi que des jugements moraux ne peuvent pas être appliqués à l’entreprise. Nous cherchons donc une sorte de code, une série d’impératifs qui pourraient régir notre comportement en entreprise, qui définiraient une conduite morale. Or ceci peut ne pas être évident. L’action morale a jusque là été définie comme étant l’action désintéressée, or si tous les membres d’une entreprise agissent de la sorte pour tout, on peut se douter que ladite entreprise ne ferait pas long feu. Cherchons nous donc un principe de non-intéressement? Ou d’authenticité? D’honnêteté? Un compromis de tout cela?</p>
<p>	Souvenons-nous, l’éthique est toujours correspondance. Il nous faudrait donc une vision de l’entreprise, qui permettrait de définir le Bien-professionnel. Cependant, j’ai bien peur que cette réflexion soit menée avec des œillères. D’un point de vue purement logique ceci tient la route (enfin je crois), mais il n’y a pas un monde de l’entreprise d’un côté, et le monde restant de l’autre. J’ai bien peur que rechercher une éthique professionnelle ne soit que la partie émergée de l’iceberg, à savoir la quête morale contemporaine&#8230;  	Ceci étant dit, tâchons de nous recadrer sur notre thème, la possibilité de fonder une éthique professionnelle. La réponse que nous pouvons entrevoir ici est que oui, il est bien possible de la fonder, dans la mesure où nous avons une appréhension du monde source d’éthique de manière générale, et donc professionnelle en particulier. Certes cette éthique sera certainement moins évidente à mettre en oeuvre, à cause du désintéressement notamment, mais il n’est pas vain de s’atteler à la tâche. Essayons-nous d’ailleurs à ébaucher ce qui pourrait constituer une telle base.</p>
<p><strong>Esquisses d’une éthique professionnelle<br />
</strong><br />
	Il faut donc que nous nous donnions un cadre où penser. C’est peut-être là que l’on prendra le plus de risques de se tromper. En suivant une certaine philosophie du temps présent, nous pourrions choisir un courant dit humaniste post-moderne. Humaniste car nous penserons à partir de l’Homme, post-moderne car nous garderons à l’esprit les critiques nietzschéennes du nihilisme (au sens philosophique), ainsi que l’éthique de l’authenticité.<br />
	Notre éthique sera donc humaniste. C’est à mon goût la plus belle, car elle porte en elle un projet civilisationnel. On pensera donc l’éthique à partir de l’Homme, avec des concepts qui nous sont familiers, comme l’adage sur la liberté que j’ai cité auparavant, la valorisation morale du travail en tant que tel. Il est à noter que cette morale n’est pas facile à suivre, et nécessite un effort. C’est pour cela que l’on enseigne la morale aux enfants : un jeune enfant n’a pas ou peu de valeurs morales. C’est par l’éducation des parents, et l’enseignement de l’école, qu’il devient une personne morale, après efforts. Cette morale s’exprime par des impératifs qu’il faut suivre, et on retrouve une forme de code auquel on s’attendait.<br />
	Notre éthique sera aussi post-moderne, au sens de l’authenticité. J’entends par là qu’il ne suffira pas de se conformer à des codes, mais vouloir toujours faire le meilleur, accomplir et s’accomplir pleinement — ce qu’on peut appeler justement la morale de l’authenticité.</p>
<p>	Concrètement, il se trouve qu’il existe une série de principes largement répandue à travers le monde. Ce ‘code’, c’est le critère des quatre questions adopté par le Rotary en 1943, que chaque rotarien s’engage à respecter lors de son intronisation. Il est donc très à propos d’en parler dans le cadre de ce concours, le Rotary étant un lieu de réflexions sur l’éthique professionnelle!</p>
<p>« En regard de ce que nous pensons, disons, ou faisons :</p>
<p>Est-ce conforme à la vérité ?<br />
Est-ce loyal de part et d’autre ?<br />
Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer de meilleures relations amicales ?<br />
Est-ce bénéfique à tous les intéressés ? »</p>
<p>	Ces principes correspondent bien à la morale professionnelle dont j’ai tenté de montrer le bien-fondé. Ils sont profondément humanistes, car ils s’appliquent par l’Homme et pour l’Homme, acteur de sa vie (professionnelle). Ils mettent en avant la vérité (ou au moins sa recherche), la confiance, l’Autre, et le bénéfice mutuel. Il me semble que ces principes, simples et courts, résument assez bien ce que l’on est en droit d’attendre d’une conduite morale en entreprise. On pourrait même aller jusqu’à remarquer qu’ils peuvent s’étendre dans une certaine mesure au delà du simple monde professionnel, car comme dit plus haut, il n’y a pas de frontière tranchée entre le monde professionnel et la société en général.</p>
<p><strong>Conclusion &#8211; Emergence d’une nouvelle éthique<br />
</strong><br />
	Vient maintenant le moment de clore ce propos. J’en soulignerai quelques points. Nous avons d’abord vu que la demande pour une éthique professionnelle était réelle, mais que l’entité entreprise était intrinsèquement amorale. Cette éthique s’inscrit finalement dans une éthique plus générale, adapté à la vie professionnelle, et toujours définie par rapport à une vision spécifique du monde. Nous avons terminé en voyant comment esquisser une telle morale dans un cadre humaniste post-moderne, en utilisant le critère des quatre questions.<br />
	L’objectif de ce propos était pour le moins ambitieux : vouloir montrer le bien-fondé de l’éthique professionnelle, l’existence d’un sens à cette expression. En finalement peu de mots, j’ai essayé de lever le voile sur la notion d’éthique, appliquée à l’entreprise, dans le temps présent. Bien conscient de n’avoir fait qu’effleurer le sujet, j’espère vous avoir fait partager ma conviction à son propos.<br />
	La quête de l’éthique professionnelle n’est pas vaine. Cependant, bien que concernant un secteur d’application donnée, elle ne peut que s’inscrire dans le cadre d’une recherche plus vaste, pour définir une éthique de vie. L’éthique professionnelle n’est pas une éthique d’entreprise, c’est une éthique qu’appliquent les hommes dans leur vie professionnelle.<br />
	Nous avons vu au début de ce propos que la quête d’éthique est omniprésente, et on ne peut que constater que si nous avons déconstruit les valeurs morales au XXe siècle, jusqu’à l’idée même de morale, le besoin de morale, lui, existe toujours.</p>
<p><br/><br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Cadet_Honor_Plaze_USMA_Dec_2008.JPG">Crédits photographiques</a></p>
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		<title>Le rasoir d&#8217;Ockham</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 09:52:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bref article aujourd&#8217;hui sur le rasoir d&#8217;Ockham, ou principe de parcimonie. Il s&#8217;agit d&#8217;une règle s&#8217;appliquant aux raisonnements, qui s&#8217;énonce comme il suit : Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité. C&#8217;est un principe attribué au frère franciscain Guillaume d&#8217;Ockham (Angleterre, XIVe siècle), bien qu&#8217;il ait été énoncés sous différentes formes dès l&#8217;antiquité. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-181" title="theatrum_chemicum" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/05/theatrum_chemicum.jpg" alt="" width="620" height="200" /></p>
<p>Bref article aujourd&#8217;hui sur le rasoir d&#8217;Ockham, ou principe de parcimonie. Il s&#8217;agit d&#8217;une règle s&#8217;appliquant aux raisonnements, qui s&#8217;énonce comme il suit :</p>
<blockquote><p>Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est un principe attribué au frère franciscain Guillaume d&#8217;Ockham (Angleterre, XIVe siècle), bien qu&#8217;il ait été énoncés sous différentes formes dès l&#8217;antiquité.</p>
<p>Ce principe revient à dire qu&#8217;il faut limiter le nombre des entités intervenant dans un raisonnement. En pratique, face à un problème donné, l&#8217;hypothèse la plus simple a de bonnes chances d&#8217;être correcte.</p>
<p>En mathématiques, on limitera le nombres d&#8217;hypothèses et de propriétés utilisées pour démontrer une assertion. Dans la vie de tous les jours, par exemple si on ne comprend pas le comportement de quelqu&#8217;un, l&#8217;hypothèse explicative la plus simple a de bonnes chances d&#8217;être juste (dans mes mots ça donnerait quelque chose comme &laquo;&nbsp;ne pas se prendre la tête&nbsp;&raquo;&#8230;).</p>
<p>Principe de parcimonie car on limite le nombre de notions mises en mouvement, ou rasoir d&#8217;Ockham car on &laquo;&nbsp;coupe&nbsp;&raquo; les entités superflues.</p>
<p>J&#8217;espère vous avoir éclairé sur principe de raisonnement, et qu&#8217;à l&#8217;occasion il puisse vous être utile !<br />
<br/><br />
Mise à jour:<br />
J&#8217;ai récemment entendu une confusion à propos du rasoir d&#8217;Ockham : ce n&#8217;est pas le principe du moindre effort&#8230; Le rasoir d&#8217;Ockham est aussi connu sous le nom de principe de parcimonie, certes. Par là, on entend que si à un problème, plusieurs hypothèses sont présentées comme solutions, il est probable que la plus simple soit la bonne. L&#8217;idée est de ne pas se perdre en conjectures diverses et variées. <strong>Mais &laquo;&nbsp;la plus simple&nbsp;&raquo; ne veut pas dire &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;&#8230;</strong> Et il ne s&#8217;agit que d&#8217;une première approche, un guide pour la réflexion — ce n&#8217;est en aucun cas recevable comme justification.<br />
<br/><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Theatrum_Chemicum_Vol_I_page_1.jpg" target="_self">Crédits photographiques.</a></p>
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		<title>De la prise de risques</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 11:12:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de position]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous propose de prendre un instant aujourd&#8217;hui pour réfléchir à un sujet connexe à la prise de décision, j&#8217;entends la prise de risques. Quitte à attaquer dans le vif du sujet, commençons par nous l&#8217;avouer, si nous sommes tous en théorie d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il &#171;&#160;faut savoir prendre des risques&#160;&#187;, quand le moment vient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-155" title="...vroooom!" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/05/STS120LaunchHiRes_blog.jpg" alt="" width="620" height="200" /></p>
<p>Je vous propose de prendre un instant aujourd&#8217;hui pour réfléchir à un sujet connexe à la prise de <strong>décision</strong>, j&#8217;entends la prise de risques.</p>
<p>Quitte à attaquer dans le vif du sujet, commençons par nous l&#8217;avouer, si nous sommes tous en théorie d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il &laquo;&nbsp;faut savoir prendre des risques&nbsp;&raquo;, quand le moment vient de se lancer&#8230; vous voyez ce que je veux dire.<br />
D&#8217;autant plus que le temps présent nous incite à considérer la <strong>peur</strong> comme une vertu sage — on pensera notamment au sacro-saint principe de précaution (thème que j&#8217;ai déjà abordé <a href="http://carnets.andrebenoit.com/2010/04/05/en-guest-chez-bastien-siebman/" target="_self">ici</a>).</p>
<p>Le risque, c&#8217;est une possibilité de futur qui ne nous est pas (a priori) favorable, et que l&#8217;on cherche à éviter. Ce point, ne devrait pas faire polémique.<br />
&laquo;&nbsp;<strong>Prendre un risque</strong>&laquo;&nbsp;, c&#8217;est finalement une expression assez <strong>paradoxale</strong>. Le risque, c&#8217;est une occurence d&#8217;un futur que l&#8217;on ne connait pas par avance. Mais en même temps, ce risque, on le <strong>prend</strong>. Ce n&#8217;est pas on &laquo;&nbsp;l&#8217;accepte&nbsp;&raquo;, ou on le &laquo;&nbsp;comprend&nbsp;&raquo;. Non, on le prend. C&#8217;est une action, une appropriation presque, une <strong>prise de contrôle</strong> en réalité.</p>
<p>Eviter à tout prix de prendre des risques me semble pouvoir s&#8217;interpréter comme une rationalisation à l&#8217;excès. C&#8217;est une sorte de tempérament casanier, où on cherche à rester dans l&#8217;acquis, dans ce qui est déjà, ne pouvant pas quantifier avec certitude le gain d&#8217;une action.</p>
<p>Tout à l&#8217;heure, j&#8217;ai parlé de prise de contrôle. Force est de constater qu&#8217;on ne contrôle pas l&#8217;avenir. Non, la prise de contrôle n&#8217;est pas sur l&#8217;avenir, mais sur le cours de <strong>sa propre vie</strong>. Si on ne prend aucun risque, on est finalement comme une voilier à la dérive, soumis aux flots environnants. Et il faut alors se rendre compte &laquo;&nbsp;que celui qui ne prend aucun risque, en réalité, les prend tous&nbsp;&raquo;. Il renonce au contrôle de son existence.</p>
<p>Prendre des risques nécessite du <strong>courage</strong>. C&#8217;est évident, mais c&#8217;est mieux une fois dit. Prendre des risques, ça veut aussi dire échouer. Souvent plus d&#8217;une fois. Mais aussi savoir <strong>persévérer</strong>. C&#8217;est un choix, le choix d&#8217;être <strong>fort</strong>, simplement parce qu&#8217;on le veut.</p>
<p>Mon propos étant finalement un plaidoyer en bonne et due forme pour la prise de risques, je laisse la parole à Rudyard Kipling pour terminer, maître de la mesure, pour prendre du recul :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions.&nbsp;&raquo;</p>
<p><br/><br/><br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:STS120LaunchHiRes.jpg" target="_self">Crédits photographiques.</a></p>
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		<title>Comment l&#8217;entrepreneuriat satisfait les trois derniers besoins de Maslow, par Bastien Siebman</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 19:57:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[bastien]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[maslow]]></category>
		<category><![CDATA[siebman]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est avec grand plaisir que je reçois aujourd&#8217;hui Bastien Siebman sur ces carnets. Bastien est un ami, rencontré dans notre charmante filière Ensimag &#8211; systèmes embarqués. Ce qui me frappe le plus chez lui, c&#8217;est sa force de volonté marquée, ainsi que son pragmatisme toujours présent. Vous pourrez le retrouver sur siebmanb.com où il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a ><img class="aligncenter size-full wp-image-121" title="louvre-2007" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/louvre-2007.jpg" alt="" width="620" height="200" /></a></p>
<p><em>C&#8217;est avec grand plaisir que je reçois aujourd&#8217;hui Bastien Siebman sur ces carnets. Bastien est un ami, rencontré dans notre charmante filière Ensimag &#8211; systèmes embarqués. Ce qui me frappe le plus chez lui, c&#8217;est sa force de volonté marquée, ainsi que son pragmatisme toujours présent. Vous pourrez le retrouver sur <a href="http://www.siebmanb.com" target="_blank">siebmanb.com</a> où il est l&#8217;auteur d&#8217;un blog sur l&#8217;entrepreneuriat, l&#8217;innovation et le web. Assez parlé, je lui laisse la parole !</em><br/></p>
<p>Tous les élèves de Terminale qui ont suivi les cours de philosophie connaissent la pyramide des besoins de Maslow. Celle-ci représente les besoins de lʼêtre humain. Les besoins physiologiques (manger, dormir), les besoins de sécurité (santé, emploi), les besoins sociaux, le besoin dʼestime et enfin le besoin dʼaccomplissement personnel.</p>
<p>Au cours de mes réflexions sur lʼentrepreneuriat, je me suis rendu compte que cette démarche permettait de satisfaire ces trois derniers besoins&#8230; Et plus nous montons dans la pyramide, et plus lʼentrepreneuriat les satisfait pleinement.</p>
<p>Les besoins sociaux peuvent être distingués en 4 catégories : amour, amitié, intimité et appartenance. Lʼentrepreneuriat répond à ce dernier. Entreprendre, cʼest faire partie de cette incroyable communauté de chefs dʼentreprises et créateurs en tout genre qui ont un jour sauté le pas. Appartenir à un groupe aussi soudé et dynamique donne des ailes&#8230; Un travail que je qualifierais dʼordinaire nʼaurait pas un tel impact. Appartenir au groupe des employés de la société ? Appartenir au groupe des ingénieurs ? Les sentiments dʼappartenance, dʼentraide et de soutien nʼy sont pas aussi forts.</p>
<p>Le besoin dʼestime passe par la confiance, le respect des autres et lʼestime personnelle. Lʼentrepreneuriat répond à tous ces besoins. La confiance, comme lʼestime personnelle, sont tous deux acquis à travers les projets de création que nous entreprenons. Créer, et à fortiori créer quelque chose qui fonctionne et qui sert, donne de la confiance, et augmente notre estime de nous. De la même manière, le respect des autres sʼacquière en même temps que notre projet de création inspire le respect.</p>
<p>Enfin, les besoins dʼaccomplissements personnels sont à priori pleinement satisfaits par lʼentrepreneuriat. La créativité, qui est une des facettes de ce besoin, est le pilier central de lʼentrepreneuriat. La résolution de problèmes, qui est également une facette, se présente naturellement à nous. Beaucoup dʼentrepreneurs se disent comblés dʼun point de vue personnel depuis quʼils ont décidé de se lancer, alors que ces mêmes entrepreneurs étaient frustrés dans leur ancien travail.</p>
<p>Tous ces détails démontrent bien que la pyramide des besoins de Maslow peut être satisfaite par les différentes facettes de lʼentrepreneuriat.</p>
<p><em>Je me permettrai juste d&#8217;ajouter que pour ceux d&#8217;entre nous en quête de ce qu&#8217;est une &laquo;&nbsp;vie réussie&nbsp;&raquo;, ce chemin n&#8217;est certainement pas dénué d&#8217;intérêt&#8230;</em><br />
<br/><br/><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Louvre_2007_02_24_c.jpg" target="_blank">Crédits photographiques ici</a>.</p>
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		<title>Eloge de l&#8217;impatience</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 19:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Prise de position]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, je vous propose d&#8217;aborder la patience. Pourquoi ? Parce que qu&#8217;à force qu&#8217;on m&#8217;en dise dépourvu, j&#8217;ai voulu me pencher plus précisément sur la question. Qu&#8217;entend-on par patience ? Là réside déjà une bonne part du problème. En première approche, je considère qu&#8217;il y en a deux types : la patience-simple, et la patience-persévérance. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/speedmaster.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-109" title="speedmaster" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/speedmaster.jpg" alt="" width="620" height="200" /></a></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je vous propose d&#8217;aborder la patience. Pourquoi ? Parce que qu&#8217;à force qu&#8217;on m&#8217;en dise dépourvu, j&#8217;ai voulu me pencher plus précisément sur la question.</p>
<p>Qu&#8217;entend-on par patience ? Là réside déjà une bonne part du problème. En première approche, je considère qu&#8217;il y en a deux types : la patience-simple, et la patience-persévérance.</p>
<p>La patience est la capacité que l&#8217;on a à se maîtriser quand le cours des choses fait que l&#8217;on doit attendre. Et si l&#8217;on prend le temps de faire quelques recherches, on se rendra vite compte que c&#8217;est une qualité prisée par le sens commun et les religions. Certes.</p>
<p>En même temps ce que je constate, c&#8217;est que souvent on me conseille d&#8217;être &laquo;&nbsp;patient&nbsp;&raquo; quand la tournure des évènements me déplaît. Alors là non, patient je ne serai pas !</p>
<p>Si j&#8217;ai distingué deux types de patience plus haut, c&#8217;est qu&#8217;il y en a une active, l&#8217;autre passive.</p>
<p>La patience &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo;, passive, est celle qu&#8217;on est contraint d&#8217;avoir lors d&#8217;une grève SNCF (exemple purement fortuit&#8230;). Là oui, prendre son mal en patience (j&#8217;entends faire connaissance avec d&#8217;autres naufragéEs de ladite grève), on n&#8217;a guère le choix.</p>
<p>Par contre, quand il s&#8217;agit de sa situation générale, quand on n&#8217;est pas heureux de sa condition actuelle, là non cette patience m&#8217;insupporte. Ça revient à accepter son sort, &laquo;&nbsp;en attendant que ça aille mieux&nbsp;&raquo;. Et puis quoi encore ?</p>
<p>La patience peut dans ce cas se concevoir comme une attente active, une patience persévérance. C&#8217;est viser une amélioration, et remuer Ciel et Terre s&#8217;il le faut pour y arriver. C&#8217;est refuser de se conformer à ce qui paraît inéluctable, c&#8217;est arrêter d&#8217;être spectateur de sa vie pour en devenir acteur. Cesser d&#8217;exister pour commencer à vivre.</p>
<p>Et si cela s&#8217;appelle impatience, alors mes amis soyons impatients, nous avons toute la mort devant nous pour apprendre à être patients.<br />
<br/><br/><br />
<a title="Crédits photographiques" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:OMEGA-Speedmaster-Professional-Front.jpg" target="_blank">Crédits photographiques ici.</a></p>
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		<title>BlackBerry Bold 9700 vs. iPhone 3G, mon avis</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 17:51:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André</dc:creator>
				<category><![CDATA[Zone 51]]></category>
		<category><![CDATA[3G]]></category>
		<category><![CDATA[9700]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
		<category><![CDATA[BlackBerry]]></category>
		<category><![CDATA[Bold]]></category>
		<category><![CDATA[comparatif]]></category>
		<category><![CDATA[iPhone]]></category>
		<category><![CDATA[test]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers tous, aujourd&#8217;hui je vous propose un article qui sort un peu de ma ligne éditoriale. Il sera question ici de mon avis concernant mon switch de l&#8217;iPhone vers un Bold 9700. Comme on m&#8217;a demandé assez fréquemment mon avis ces dernières semaines, je me suis dit que je pouvais le partager ici. Alors un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers tous, aujourd&#8217;hui je vous propose un article qui sort un peu de ma ligne éditoriale. Il sera question ici de mon avis concernant mon switch de l&#8217;iPhone vers un Bold 9700. Comme on m&#8217;a demandé assez fréquemment mon avis ces dernières semaines, je me suis dit que je pouvais le partager ici.</p>
<p>Alors un point de contexte, pour que vous sachiez d&#8217;où je parle. Je suis un mac user convaincu depuis 4 ans environ, et j&#8217;ai eu le premier iPhone lors de sa sortie puis le 3G quand Orange l&#8217;a proposé. Mes études en témoignant, je suis un peu un g33k à mes heures aussi.</p>
<p>Mon utilisation est principalement : voix, sms, mails (beaucoup, et sur plusieurs comptes), musique (via casque BlueTooth) et Facebook.</p>
<p>J&#8217;ai eu une très bonne expérience utilisateur de l&#8217;iPhone pendant plus de 2 ans donc, et d&#8217;un point de vue technique, les différences sont mineures avec le Bold. (Meilleur APN, plus d&#8217;autonomie, mais la mémoire se fait par micro SD). Les différences sont plus à voir dans la philosophie d&#8217;utilisation que dans la technique à mon avis.</p>
<p>L&#8217;iPhone est fun, facile à utiliser, assez orienté multimédia. Il y a des petites animations, des application à télécharger à la pelle, pas (encore) de support du multitasking pour les applications tierces. A l&#8217;opposé, le BB sera orienté efficacité. Il y a un écran d&#8217;accueil qui récapitule les activités, ainsi que des accès rapides à ce que l&#8217;on veut (la première ligne du menu principal en fait).</p>
<p>Si vous voulez, le BB est orienté efficacité, quand l&#8217;iPhone est plus fun à utiliser. Quand on ouvre l&#8217;application Mail sur iPhone, il lui faut 3 ou 4 secondes pour s&#8217;ouvrir. C&#8217;est peu, mais si on le fait 25, 50 fois dans la journée, dont souvent en réunion, c&#8217;est fatiguant. Surtout que les boîtes mails sont séparées. Idem pour l&#8217;application SMS. Sur le 9700, c&#8217;est instantané. On sélectionne la boîte de réception unique (pour tous les comptes mails, sms, mms, BlackBerry Messenger), et on y est tout de suite.</p>
<p>Par ailleurs, il est possible d&#8217;avoir du push e-mail sur 10 comptes (pour les clients grand-public, dits BIS dans le jargon), même sur des comptes exotiques. Mais la navigation internet est d&#8217;un autre âge, surtout par rapport à l&#8217;iPhone. Certes, quand on prend le temps, avec Opera Mini, on s&#8217;en sort, mais c&#8217;est lent et à côté de Safari pour iPhone, c&#8217;est un peu une supercinq contre une A5.</p>
<p>Certes il n&#8217;y a pas d&#8217;écran tactile, mais par contre un vrai clavier. Dans mon expérience, je tape aussi vite sur l&#8217;un que sur l&#8217;autre. Il est à noter que si l&#8217;écran du 9700 est plus petit, il présente la même résolution que celui de l&#8217;iPhone.</p>
<p>Pour résumer, voici un récapitulatif :</p>
<p>- je trouve les mails et sms plus rapides sur BB : on sélectionne et c&#8217;est ouvert, il n&#8217;y a pas 4 ou 5 secondes d&#8217;attente pour que l&#8217;appli s&#8217;affiche (pour le clavier à mon goût c&#8217;est du pareil au même en rapidité)<br />
- diode pour les activités, sympa en réunion pour voir si il y a un mail sans avoir recours au vibreur<br />
- autonomie au moins deux fois plus longue (toujours dans mon utilisation!)<br />
- push mail même sur des comptes plus ou moins &#8216;exotiques&#8217;<br />
- musique en BT STABLE, et le profil BT télécommande est implémenté en entier (sur l&#8217;iPhone ils ont laissé tomber précédent/suivant&#8230;)<br />
- beaucoup de réglages<br />
par contre :<br />
- le navigateur est d&#8217;un autre âge<br />
- certaines applis sont lentes (hypothèse perso : le Java sur un OS mobile c&#8217;est pas une bonne idée?)<br />
- beaucoup de réglages<br />
- pas d&#8217;appli SNCF ou Figaro&#8230;</p>
<p>Quelques photos pour la route, suivies de deux pubs : la première de BB, puis la réponse d&#8217;Apple&#8230;</p>
<p><a href="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-97" title="photo" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo1.jpg" alt="" /></a><a href="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-98" title="photo-2" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-2.jpg" alt="" /></a><a href="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-99" title="photo-1" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-1.jpg" alt="" /></a><a href="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-100" title="photo-3" src="http://carnets.andrebenoit.com/wp-content/uploads/2010/04/photo-3.jpg" alt="" /></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bVO8o_PKvVg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/bVO8o_PKvVg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hylHrudxDdk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/hylHrudxDdk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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