De la prise de risques

Je vous propose de prendre un instant aujourd’hui pour réfléchir à un sujet connexe à la prise de décision, j’entends la prise de risques.

Quitte à attaquer dans le vif du sujet, commençons par nous l’avouer, si nous sommes tous en théorie d’accord pour dire qu’il « faut savoir prendre des risques », quand le moment vient de se lancer… vous voyez ce que je veux dire.
D’autant plus que le temps présent nous incite à considérer la peur comme une vertu sage — on pensera notamment au sacro-saint principe de précaution (thème que j’ai déjà abordé ici).

Le risque, c’est une possibilité de futur qui ne nous est pas (a priori) favorable, et que l’on cherche à éviter. Ce point, ne devrait pas faire polémique.
« Prendre un risque« , c’est finalement une expression assez paradoxale. Le risque, c’est une occurence d’un futur que l’on ne connait pas par avance. Mais en même temps, ce risque, on le prend. Ce n’est pas on « l’accepte », ou on le « comprend ». Non, on le prend. C’est une action, une appropriation presque, une prise de contrôle en réalité.

Eviter à tout prix de prendre des risques me semble pouvoir s’interpréter comme une rationalisation à l’excès. C’est une sorte de tempérament casanier, où on cherche à rester dans l’acquis, dans ce qui est déjà, ne pouvant pas quantifier avec certitude le gain d’une action.

Tout à l’heure, j’ai parlé de prise de contrôle. Force est de constater qu’on ne contrôle pas l’avenir. Non, la prise de contrôle n’est pas sur l’avenir, mais sur le cours de sa propre vie. Si on ne prend aucun risque, on est finalement comme une voilier à la dérive, soumis aux flots environnants. Et il faut alors se rendre compte « que celui qui ne prend aucun risque, en réalité, les prend tous ». Il renonce au contrôle de son existence.

Prendre des risques nécessite du courage. C’est évident, mais c’est mieux une fois dit. Prendre des risques, ça veut aussi dire échouer. Souvent plus d’une fois. Mais aussi savoir persévérer. C’est un choix, le choix d’être fort, simplement parce qu’on le veut.

Mon propos étant finalement un plaidoyer en bonne et due forme pour la prise de risques, je laisse la parole à Rudyard Kipling pour terminer, maître de la mesure, pour prendre du recul :

« Il faut toujours prendre le maximum de risques avec le maximum de précautions. »

Crédits photographiques.

Une réflexion au sujet de « De la prise de risques »

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